Je suis le doute incarné.

Attention, je n'en tire aucune fierté mais des tas de petits maux qui me rappellent de nombreuses parties de mon anatomie.

Je doute beaucoup avant de commencer un projet.

Si je devais vous livrer les questions qui m'assaillent et peuplent mes réveils nocturnes, mes migraines de fin de journée ou mes moments de demi presque sommeil, cela devrait vous donner cela :

1. Suis-je capable techniquement de réaliser ce projet ?

2. Est-ce que cela m'ira ? Est-ce que j'en ai vitalement besoin ?

3. Ai-je la laine en stock ?

Voilà le top 3 des premiers moments de doute.

Puis viennent ensuite les autres questions quand je commence à envisager de me lancer :

1. Est-ce que j'ai le temps d'entreprendre un nouveau projet ?

2. Ce projet est-il réalisable même le soir après la fatigue de la journée, le stress  du quotidien, les aléas de la vie familiale et domestique ?

3. Est-ce raisonnable de commencer actuellement un tel projet ?

Puis pour enfin mettre un terme à tout ces doutes, je commence par me pencher sur le patron.

A peu près rassurée (cette histoire de doute, comme toujours), je plonge le nez dans mes laines en stock pour le verdict définitif : la faisabilité.

Depuis, que je les ai mises en linge sur Ravelry, je n'ai plus besoin de sortir mes divers caisses de rangement sous les yeux médusés de tous révélant une fois de plus mon statut de pelotolique... Et là, j'avais cela en stock :

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La laine de mon Montrouge que j'ai détricoté car cela ne convenait pas au modèle. Que faire de ces pelotes ? Et bien, un accessoire qui mettra en valeur cette couleur turquoise et la douceur de cette laine : baby mérinos de Drops.

Une douceur qui appelle à s'envelopper.

Une douceur qui peut apporter du réconfort pour le doute sur pattes que je suis.

Par contre là, pas de doute pour le modèle ! Mais une envie, une grosse envie : un châle et retrouver des torsades. De nombreuses amies de blogs m'avaient largement ouvert les yeux sur le châle idéal : Sur le chemin de l'école de la douceur incarnée Mami-Thé.

Alors, j'ai repris mon aiguille circulaire n°4 en acier toute simple, celle qui n'arrête pas d'être utilisée, et je me suis lancée. Je suis entrain de réduire le doute au silence :

 

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J'aime ce calme retrouvé.

J'aime ces mailles qui montent tout doucement.

J'aime la succession des diagrammes qui me tranquilisent, les motifs qui se retiennent très bien même les soirs de stress familial intense, les soirs de fatigue après une dure journée professionnelle.

J'aime tricoter mon châle à mon rythme mais tout en suivant les réalisations des participantes du KAL organisé par Lili (ici). Moi, l'écolière très sérieuse et disciplinée, pour la première fois je prends le chemin de l'école buissonnière.

 

Allez, je retourne à mes petites mailles et un semblant de sérénité dans ma bulle de douceur.

Bon week-end !